HADOPI ne marchera pas …
HADOPI : Le débat fait rage dans les médias et sur le WEB à propos de la loi “création et internet”. Une mesure qui est censée éradiquer le piratage et préserver l’industrie du disque.
On entend tout et son contraire et j’avoue ne pas arriver à m’impliquer tant le débat est excentré et brouillé. Essayons d’y voir plus clair.
Les pro-HADOPI affirment que les internautes sont des voleurs, et que la crise qui touche l’industrie du disque est de leur responsabilité. Ils affirment que la loi anti-piratage qui utilisera la “répression graduée” va résoudre tous les problèmes de ce secteur.
Les autres prétendent que cette loi est liberticide, qu’il n’y a pas que de l’illégal dans le Peer 2 peer, ou encore que cette mesure n’est qu’un début pour surveiller le réseau. A trop vouloir protéger les droits d’auteurs on risque d’étouffer la création.
Le rêve HADOPI
Aujourd’hui, le modèle économique de la musique est simple. A quelques exceptions près, il est articulé ainsi :
- Les maisons de disques découvrent et produisent des artistes.
- Ces artistes sont mis en avant dans les médias.
- Le public les découvre et achète leurs disques.
- La maison de disque peut ainsi rétribuer les artistes et l’ensemble de la filière.
A ce cercle vertueux s’en greffe un second. Plus l’artiste vend de disques, plus il fera d’audience dans les médias : plus d’audience = plus d’annonceurs. La boucle est bouclée, médias et maisons de disques y trouvent leurs comptes.
Mais voilà, un acteur inattendu est venu troubler la fête : La Mule.
Pourquoi ça ne marche plus ?
Là est tout le débat entre les antis et les pros HADOPI. Les pros disent que c’est la faute du P2P, et que la solution est simple : interdire le P2P et il n’y aura plus problème.
Les autres affirment que le P2P ne sert pas qu’au téléchargement illégal …blablabla.
Discussions de sourds, on ne comprend plus rien et personne ne semble avoir une réelle solution !
La seule option qu’envisage l’industrie du disque est donc de tuer la mule pour continuer à engraisser le cochon (voir schéma ci-dessous). Ou plus officiellement et politiquement correct : « sauver les artistes ».

Bien sûr, ce schéma pourrait fonctionner si nous n’étions pas dans une économie de marché … qui plus est en crise où le pouvoir d’achat est en berne. En cette période, la tentation du gratuit va être plus difficile à retirer auprès de ceux qui ont pris cette habitude.
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