Google Chrome ne brille pas …

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Le géant du Web sort un navigateur WEB, et plusieurs mois après, on constate que tout le monde s’en fout. Pourquoi ?

Petit état des lieux : la majorité des utilisateurs ayant Internet Explorer sur PC ne savent pas qu’il existe d’autres navigateurs. Pour eux IE fait parti de Windows et c’est le seul moyen qu’ils connaissent pour aller sur internet, c’est bien normal sur leur bureau d’origine il n’y a que cet icône “internet” ; Ces IEsiens représentent 59% des internautes en part de marché. A contrario, ceux qui utilisent Firefox n’ont aucune raison d’en changer puisque ce navigateur est parfait, 31% des internautes en Europe, ce chiffre croît lentement mais progresse tout de même … Les aficionados du monde Mac eux, ne décampent pas (ou peu) de Safari.

Alors pourquoi sortir un énième navigateur made in Google qui plafonne à 1% de part de marché ? un navigateur que le public n’utilise pas ou peu ?

Les gens n’utilisent pas Google Chrome parce que Google ne veut pas qu’ils l’utilisent.

Une analyse superficielle laisserait croire que G. Chrome est un échec (surtout en Europe), et comme on peut le lire ici ou là … “Google chrome ne décolle pas”. Cela laisserait penser qu’une mauvaise stratégie est menée par le géant Américain. Je n’en suis pas si sûr.

Google est un gros monstre …. en audience.

Le moteur de recherche Californien garde sont leadership avec 91,22% de parts de marché sur la recherche, très très loin devant Yahoo ou Live Search (12/2008) soit plus de 130 millions d’utilisateurs par mois. Il leur suffirait de mettre un logo Chrome ou un message publicitaire sur leur page d’accueil pour exploser littéralement la concurrence. Si on ajoute à cela un nombre croissant d’utilisateurs de Gmail ou Youtube, leur force de frappe “marketing” et monstrueuse, alors pourquoi ne l’utilisent ils pas …. trop tôt peut être ?

Naviguer c’est l’avenir.

Revenons sur les fondamentaux : internet c’est quoi en 2009 ? Voilà la vraie question qu’il faut se poser. Internet n’est plus qu’un “média” ou l’on trouve de l’information. Début 2000, Internet s’est dans un premier temps transformé en un immense centre commercial. Mais aujourd’hui, 10ans après la toile à bien évolué, c’est devenu un “outils” de productivité où tous les acteurs se rallient, et le font évoluer vers une cause juteuse qu’est la “dématérialisation”.

Dématérialisons, centralisation … et autres trucs en -tion

Aujourd’hui utiliser un “web mail” tel GoogleMail coute aux entreprises 8,47€ contre un service de mail interne qui revient 25,16€ par mois et par utilisateur (comprenant les coût d’Install, de maintenance, de licence ..etc). Les avantages de coût ou d’usage apportés par cette “externalisation” vont dans un avenir proche nous forcer à utiliser un navigateur pour lire les mails plutôt qu’un logiciel dédié (c’est déjà le cas pour beaucoup).

Idem pour les applications, que ce soit Google avec ses Google apps, Microsoft (bientôt) avec Works ou Apple avec iWork.com : tous sont en train de porter leurs softs en lignes. Les avantages sont colossaux et pour n’en citer que quelques uns :

  • Pour les éditeurs  : Dématérialisation du support physique, diminution du réseau de distribution, mise à jour unifié, retour client instantanée, interopérabilité …
  • Avantage pour les utilisateurs : documents accessibles tout le temps et sur tous supports, collaboration multiutilisateurs, coût réduis …

Là encore, on se rend bien compte que le navigateur s’impose comme un outil essentiel dans le workflow.

Du coup, on comprend qu’un acteur tel que Google, avec des produits dématérialisés avant-gardistes ne peut se reposer essentiellement sur des navigateurs distribués par d’autres sociétés.  Elles ne peuvent pas offrir une bonne réactivité ou un développement spécifique, Voilà pourquoi Google peaufine son navigateur.

Google Chromes et jantes alus

Quelle évolution peut-on attendre de ce navigateur ? Prenons comme image, comme comparaison l’iPhone. Au début les services proposés étaient online, par exemple vous alliez sur un site via le navigateur interne du téléphone. La connexion était lente car il fallait charger toute une page qui n’était pas prévue pour ce type d’écran (grosses images, beaucoup de texte..etc). Pour palier ce problème les développeurs ont optimisé les sites pour le fameux iPhone afin que l’affichage soit plus rapide. Puis sont apparu les “apps” .. Petites applications logées en dur dans le téléphone. Là le gain et l’utilisabilité ont été accrus puisque seule les requêtes en base de données pour le contenu étaient nécessaire. Revenons à nos moutons …

Pour Google l’enjeu est identique. S’ils procèdent leur propre navigateur, ils vont pouvoir l’optimiser pour leurs applications, par exemple y ajouter des options liées au ‘traitement de texte”, “tableur” ou “mail” pour que seules les requêtes en base de données soient nécessaires. La rapidité des produits et l’ergonomie serait grandement améliorées, car il faut le reconnaitre : aujourd’hui Google Doc c’est bien mais pas mieux qu’un Microsoft Word 1 ! (j’exagère à peine). Par contre, des applications en ligne couplées à un navigateur optimisé pourraient faire très mal à Microsoft qui est actuellement leader en soft sur les entreprises. Voir déclaration de Steeve Balmer PDG de Microsoft.

What else …

Dans un usage “commun” de l’outils informatique : “internet, traitement de texte, tableur et mails”, un seul logiciel sera nécessaire sur nos “PC” : le navigateur. On se rend bien compte que demain, la clé de voute de l’industrie WEB reposera sur lui. Voila pourquoi les 3 grands acteurs que sont Microsoft, Apple et Google ont sortit l’artillerie lourde avec respectivement : IE, Safari et Chrome devancé pour certains par les challenger libre : Firefox et son concurrent Opéra
Quelle sera l’étape industrielle suivante ? un réseau sans fils global pour que tout appareil puisse si connecter ET travailler Online : ordi, téléphone, TV ? On en reparle dans un prochain billet.



  • 5 Commentaires

    1. Walter Proof on 15 January 2009

      Exactement. C’est ce que je disais l’autre jour au bistro. Les ordinateurs tels que nous les connaissons vont disparaître, et ce sont des simples terminaux (mobiles pour l’essentiel) qui les remplaceront. Un système d’exploitation, un navigateur, et roule ma poule.

    2. Pierre on 15 January 2009

      Trés bon article !

      je suis un adepte de firefox qui est selon moi :
      presque parfait.. c’est le mieux foutu.. je ne regrette que le fait que les navigateurs constructeurs (safari & IE) soient nettement plus rapide que le renard.

      signé un 512 Kayen…

    3. Fred Galliné on 15 January 2009

      @Walter … dis donc, on trainerait pas dans le même bistrot ? Donc cet article est à classer dans “brève de comptoir” ?? “Jean Claude … tu nous r’mets la même steup’ ?”

      @Pierre ..Idem, adepte du renard en feu :) mais IE est moins rapide que FF, va voir ça : vitesse navigateurs

    4. Pierre on 15 January 2009

      je veux bien te croire !!
      mais ton lien n’illustre pas tes propos, ils parlent d’opera..
      mais pas d’IE..
      et exclusivement sur mac.
      c’est une petite constatation que j’ai fait sur le PC
      de mon amie (pas plus performant que mon macbook..enfin normalement ;-)

      pour moi c’est un ricard !

    5. Cedric on 16 January 2009

      dis moi Fred,je vois que tu enfin trouvé ta vocation…dans la sculpture sur pomme,bô boulot…. article très pertinent tout de même…

      yep yep chef pour moi c’est un black label glaçons…

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