
Qu’est-ce-qu’on peut lire comme anneries sur le web en ce moment !… « Facebook lance un widget « Like », c’est un gadget rigolo mais au fond, ça sert à rien ».
Alors n’y allons pas par quatre chemins et commençons pas la conclusion : le bouton “Like” est sans doute le plus gros bouleversement du web pour les 10 prochaines années !
Un peu d’histoire …
Les annuaires furent la première vague importante du web : Yahoo & co. Leur but était d’organiser et de centraliser l’information afin de faciliter les recherches. Par la même occasion ils généraient un nombre de « pages vues » énorme où ils plaçaient de la publicité. Jusqu’ici on n’inventait rien, le modèle économique était calqué sur les médias traditionnels, c’est-à-dire « l’audimat ». Les éditeurs s’inscrivaient manuellement dans un annuaire et espéraient en retour récupérer de l’audience ciblée et ainsi développer leur business.
Deuxième étape du business web : l’affiliation. Google a anéanti ses concurrents avec un système « simple », le revenue sharing (partage de revenus). Comment ?
A l’époque, le challengeur Google scannait le web et développa un moteur de recherche où il n’était plus nécessaire de se référencer manuellement. L’algorithme était suffisamment puissant pour donner aux internautes des résultats pertinents, et ainsi placer de la publicité ciblée sur les pages « recherche ». Jusqu’ici rien ne change par rapport aux annuaires si ce n’est la simplicité d’indexation du contenu pour les éditeurs, puisqu’automatisée. Ce qui a fait la différence, ce sont les revenus que Google allait partager avec les éditeurs qui placeraient de la publicité sur leur site. La formule gagnant/gagnant a permis à Google d’écraser tous les concurrents et devenir leader sur ce marché. Cependant le taux de clics sur les pubs était perfectible, mais pour cela, il fallait qualifier les prospects (nous). Alors Google investit son magot dans une série de services gratuits lui permettant de mieux nous connaître (Gmail, Picasa, iGoogle, Wave, Buzz …etc).
Aujourd’hui, nous en sommes là. Alors comment Facebook va pouvoir gagner beaucoup d’argent et récupérer le gros magot de la pub trusté par Google ?